Blog

Navigation
Back

30
12

Parmigiani Bugatti Super Sport

La marque Parmigiani est à conjuguer au « plus-que-classique ». Au premier coup d'œil, on pourrait croire que les gammes sont constituées de montres habillées classiques. Mais lorsqu’on les observe plus en détail, même les montres classiques sont décalées à des degrés divers, avec des esthétiques tantôt dandy, tantôt baroques. De même, ces gammes laissent une belle place à des montres dignes de l'horlogerie indépendante, comme la Bugatti «Type 370», ou la «Super Sport».

 

La ville de Fleurier est lovée au sein du Val de Travers, dans l'arc Jurassien Helvétique. La manufacture Parmigiani Fleurier est installée dans une bâtisse historique, bordée d'immeubles consacrés à l'horlogerie ancienne. Constructions reconnaissables aux triples fenêtres en façade, destinées à laisser pénétrer le maximum de lumière. On est dans un cœur historique de l'horlogerie Helvétique, née à l'époque ou le travail manuel de précision permettait de meubler les longues journées d'hiver. C'est dans ce contexte qu'en 1976, Michel Parmigiani crée à Fleurier son atelier de restauration de montres de collection.
La réfection de pièces anciennes permet de dépasser le carcan scolaire des écoles d'horlogerie, pour comprendre le génie des créateurs de l'horlogerie mécanique classique tels que Breguet... Le rachat en 1996 par la Fondation de la Famille Sandoz et la constitution du groupe Fleurier, ont propulsé l'essor de Parmigiani Fleurier à la manière d’un W16. Ainsi, une petite marque indépendante comme PF peut aujourd’hui se targuer, de posséder tous les métiers de l'horlogerie au sein du groupe Fleurier..... Le groupe comprend 5 entités : Atokalpa possède l'exceptionnel savoir-faire des spiraux-balanciers-échappement. Quadrance produit des cadrans de très haute facture pour les plus grands noms. Vaucher est le bureau de conception et d'assemblage des mécanismes, et fabrique notamment les mouvements de Richard Mille. Elwin conçoit l'outillage spécifique ainsi que les roues, pignons, etc. Enfin, Les Artisans Boitiers produisent les boites des montres PF. Pour la famille Sandoz, l'horlogerie est une affaire de passion. Elle détient l’une des plus grandes collections privées de montres, automates, pièces insolites au monde ; ces collections sont exposées régulièrement au Salon International de la Haute Horlogerie ainsi qu'au Musée d’horlogerie du Locle. Par ailleurs, elle garde un pied dans la restauration de pièces anciennes, Parmigiani possédant une cellule dédiée à la réfection de pièces vintages de très grandes complications.

 

L’univers Bugatti
Dans la continuité de l'histoire de Sandoz-Parmigiani-Fleurier, PF a établi un partenariat avec la marque Bugatti ressuscitée. Ainsi, ils ont présenté en 2004 la Bugatti «Type 370» (vitesse de pointe en km/h de la première Veyron), dotée, grande première, d'un mouvement à l'architecture transversale, le mécanisme étant positionné comme un moteur de super-car. Alors que la tendance actuelle est de produire les mouvements les plus grands et les plus plats possibles, PF a proposé tout l'inverse, le mouvement le plus petit et le plus épais possible, afin de l’installer transversalement dans un boitier évoquant la forme des capots Bugatti des années 30, comme les fameuses «Type 35» et «Type 41».
Les 250 exemplaires (personnalisables), produits par séries de 50, sont partis aussi vite qu'une Veyron sur une route sans radars. Afin de répondre à la demande croissante et de rendre un dernier hommage à la Bugatti Veyron, le super-car la plus mythique des années 2000, PF vient de présenter la «Super Sport», dédiée à la série limitée éponyme de la Veyron. Plutôt que de se contenter de rhabiller la «Type 370» avec du orange et du noir, la maison Parmigiani a choisi l'exclusivité en produisant une montre complètement différente. Elle conserve l'affichage latéral ultra-exclusif, si utile pour consulter l'heure sans avoir à retirer les mains du volant de son bolide.
Le calibre et le boîtier de la «Super Sport» sont donc totalement nouveaux. Tandis que la 370 rendait hommage à l'avant des Bugatti classiques, la Super Sport rend toujours hommage à l'écrin du moteur d'une Bugatti, mais s’inspirant cette fois-ci de l'arrière du chasseur intergalactique Alsacien. L’arrière est galbé comme une goutte d'eau, la structure naturelle la plus aérodynamique. Heureux hasard, le dessin en forme d'ailes des cornes de Parmigiani a la même forme que l'arrière de la Bugatti Super Sport, le clin d'œil est donc multiple!

 

La montre est aussi atypique dans ses dimensions que dans son porté au poignet. On retrouve les mêmes sensations qu’avec la «Type 370». C'est une montre si surprenante et novatrice dans sa manière d’afficher l'heure, que l'essai au poignet est plus que jamais indispensable. Si les références aéronautiques et sports mécaniques sont évidentes, le dynamisme du design lui confère de surcroît un côté «fauve bondissant»... Point d'orgue, les nombreux verres saphirs laissent voir le travail étonnant accompli sur le mouvement, avec ponts et platines travaillés en côtes de Genève et recouverts «d'or noirci»: le contraste avec le boitier or blanc est saisissant. Ainsi, à l'image du double V8 de la Veyron Super Sport, on peut voir les 2 barillets qui fournissent une réserve de marche de 10 jours (affichée sur le dessus).
La montre est remontable manuellement via la couronne dynamométrique, qui se sort et se rentre par une simple pression. Avec sa série Bugatti, Parmigiani signe l’un des partenariats les plus beaux et les plus aboutis avec l’univers du sport automobile. Ces pièces sont rares, avec 200 exemplaires (3 séries de 50 et «50 spéciales») pour la «Type 370» et 200 (première série de 30) pour la «Super-Sport». PF produit une montre élitiste et inédite de part l'architecture de son moteur, digne des créations les plus originales de la haute horlogerie indépendante.